tant qu'il y aura des humain-e-s...

SI VOUS NE SAVEZ PAS

10:40, 8/10/2018, .. Lien
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La première étape n’est pas de découvrir ce que vous voulez. Non, la première étape est d’explorer sincèrement et patiemment la question.

Si votre cœur a longtemps été écrasé par le poids de vos idées, il ne s’exprimera peut-être pas à la première occasion. Après avoir passé quelques années dans un placard, votre petit enfant intérieur ne s’élancera probablement pas dans vos bras dès que vous vous pointerez le bout du nez. Il a besoin d’être rassuré… Il a besoin de sentir qu’il est maintenant en sécurité, que votre intérêt est sincère, et que vous n’êtes pas près de l’abandonner.

Ainsi, si vous avez le sentiment d’être déconnecté et de ne pas trop savoir ce que vous voulez, commencez par bâtir un lien de confiance avec la partie de vous qui vous donnera les réponses recherchées. Comment? Demandez-lui. Peut-être vous sentirez-vous appelé à faire des activités artistiques d’exploration, par exemple; vous démontreriez ainsi un intérêt sincère et soutenu. Ou peut-être est-ce de continuer à vous demander directement ce que vous voulez, mais avec tendresse et une sorte d’amour désintéressé, pas avec l’urgence d’obtenir une réponse. Et peut-être est-ce aussi de vous poser la question plus souvent – de consulter votre cœur non pas uniquement pour les grandes décisions, mais pour les petites également.

Une partie de vous sait exactement ce qu’elle veut, et elle rêve de s’exprimer. Elle attend simplement les preuves que vous êtes pleinement avec elle, prêt à l’écouter.

Bon début de semaine et de journée!




échapper

11:06, 7/10/2018, .. Lien
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"c'est cela qui est proprement affolant avec la vie: que nous soyons au travail ou non, elle continue de filer comme si nous n 'existions pas,si bien que nous passons l'essentiel de notre temps a lui courir après avec le sentiment décourageant de ne parvenir à sauver qu'une infime partie de tout ce qu'elle nous donne"

"vous étiez l'homme éternel, Sisyphe dans ce qu'il a de plus admirable: la conscience de sa vulnérabilité alliée à la volonté de se dresser pour faire malgré tout quelque chose de ce chaos"

lionel duroy, échapper




L'AUDACE DE PRENDRE ET REPRENDRE SA PLACE

18:36, 5/10/2018, .. Lien
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J’ai assisté au spectacle de Paul McCartney à la mi-septembre. Ce fut une magnifique soirée de trois heures, vibrante de joie de vivre et de générosité (j’ai fait un petit compte-rendu ici, si cela vous intéresse).

L’homme assis à ma droite filmait beaucoup tout au long de la soirée. Plutôt que de filmer le chanteur et son band sur la scène, il immortalisait un des écrans où on les voyait en format géant. L’écran était à notre droite, assez proche de nous, et pour pouvoir le capter au complet, mon voisin reculait son torse autant qu’il le pouvait dans la direction opposée… c’est-à-dire dans la mienne.

Si mon explication est aussi peu claire que je le crois, le bottom line est : son dos était penché vers moi, et il occupait une bonne partie de mon espace.

Une chose à mon sujet : je suis hypersensible. C’est-à-dire que mes sens sont plus aiguisés que ceux de la plupart des gens. Donc un amphithéâtre rempli de 15 000 personnes n’est pas mon habitat naturel, et le son dans ce genre de salle est toujours beaucoup trop élevé pour moi, au point où je souffre souvent physiquement de son intensité. Ainsi, la dernière chose dont j’avais besoin était de me sentir envahie dans le peu d’espace qui m’était alloué.

Au début, j’ai accepté la situation de bon cœur et mis mon malaise de côté. Je ne comprends pas l’intérêt de regarder un spectacle à travers l’écran d’un téléphone (aussi intelligent soit-il…), mais j’aimais bien son enthousiasme, et je ne voulais pas gâcher sa joie. Après une dizaine de chansons, par contre, j’ai commencé à me sentir vraiment mal à l’aise. Puis un petit nœud de frustration a commencé à se former. Et j’ai fini par craquer.

C’était pendant la chanson Let it be. Ça devait être la préférée de mon voisin, car il a incliné son corps encore davantage dans ma direction pour capter chaque pixel de l’écran, et je me suis retrouvée encore plus coincée qu’avant, trop prise pour pouvoir moi-même profiter de la chanson. Bouillonnante de frustration, j’ai sorti ma baguette magique et j’ai lancé «Avada kedavra!» en la pointant vers lui. Je blague… Évidemment, je n’utilise ma baguette magique – et les sortilèges meurtriers – que pour les situations qui mettent la planète en péril. Non, en réalité, je me suis simplement recentrée dans mon siège, sachant qu’il allait automatiquement me sentir pousser derrière son dos et, probablement, capter le message.

Voici ce qui est particulier : dès qu’il a senti la pression de mon bras, il s’est excusé et il a repris sa place. Mais de mon côté, dès l’instant où il s’est replacé… eh bien, plutôt que d’être soulagée, j’ai commencé à me sentir toute sale et minuscule. Je me jugeais de ne pas avoir été plus généreuse et d’avoir privé mon voisin de son beau moment de joie insouciante. En plus, tout cela s’était passé au son de Let it be… Quelle ironie que j’aie agi de façon si petite et immature alors que la chanson parle plus ou moins de lâcher prise et d’être porté par la vie.

Avez-vous déjà vécu cette expérience? Vous êtes-vous déjà rapetissé pour ne pas ternir le bonheur de l’autre, ou pour ne pas créer de remous, ou pour ne pas être rejeté? Avez-vous déjà repris votre place dans un élan de frustration, pour vous sentir ensuite honteux de l’avoir fait?

Prendre notre place, ou la reprendre, est une des choses les plus difficiles… Ça nous confronte à notre besoin d’approbation… au sens de notre valeur… à notre peur de blesser les autres. C’est une de ces situations où la victime finit souvent par se sentir coupable. Parce qu’on nous a inculqué qu’il ne fallait pas trop déranger. Parce que quand une personne nous manque de respect, c’est souvent parce qu’elle s’est créé une représentation mentale de la réalité dans laquelle son comportement est adéquat, et on finit souvent par voir la situation à travers sa lentille. Et si on a permis à quelqu’un d’occuper notre espace pendant longtemps, on a l’impression de voler quelque chose qui lui appartient quand on le reprend.

Donc, êtes-vous recroquevillé dans un recoin de votre siège, énergétiquement? Voici ce que j’ai envie de vous dire…

En immobilier, il y a ce qu’on appelle les «droits acquis», c’est-à-dire que si une personne utilise une portion de terrain en croyant qu’elle fait partie de sa propriété et qu’elle apprend, après plusieurs années, qu’elle appartient en fait au voisin, elle peut tenter de faire reconnaître son droit sur le bout de terrain en question. Je ne suis pas certaine des détails, n’ayant que très peu de connaissances juridiques… Mais il y a une chose dont je suis sûre et que je peux vous dire avec conviction : il n’y a pas de droits acquis possibles sur vous. Personne ne peut devenir propriétaire de votre espace à force de l’occuper. Et même si vous avez toléré un envahissement pendant 20 ans, ce qui est vôtre vous appartient toujours à 100 %, et vous avez toujours le droit de le récupérer.

Pour continuer, et juste au cas où vous auriez besoin d’un rappel : vous n’êtes pas responsable de l’enthousiasme des personnes autour de vous. Vous avez le droit de gâcher la joie d’une personne qui piétine sur votre potager, même si elle n’est pas mal intentionnée. Ce serait merveilleux si tout le monde pouvait vivre sans contraintes et avec une abondance de tout, mais ce monde n’existe pas plus pour les autres que pour vous. Et si on y pense, il n’y a rien de sain ou de généreux à nourrir le schéma d’une personne qui choisit d’occuper un espace qui n’est pas le sien : qu’elle le réalise ou non, elle se fait autant de mal qu’à nous avec ses actions. Ainsi, elle semble peut-être déçue ou en colère lorsqu’on met nos limites, mais son âme, elle, nous donnerait probablement un gros bec sur le front.

Donc si vous avez le sentiment de vous faire tout petit dans votre chaise, peut-être sentez-vous que vous êtes prêt à vous redresser et à vous placer en son centre. Je peux me tromper, mais il me semble que le moment est arrivé de récupérer tous les petits bouts de vous que vous avez donnés ou que vous avez laissé les autres vous enlever. Il est possible que vous ne sachiez même pas où ils sont, et comment vous vous en êtes éloigné… il y a des dynamiques qu’on vit qui deviennent si profondément installées qu’on ne les voit même plus. Mais il n’est jamais trop tard pour partir à l’exploration, et elles finiront par se révéler.

Prendre votre place sera encore plus douloureux que de la perdre, initialement… Toutes les peurs qui vous ont amené à vous rapetisser courront à votre rencontre avec un petit sourire sournois, et il est possible que ça boude ou que ça rugisse dans votre environnement. Dans ces moments, vous aurez le sentiment que quelque chose ne tourne pas rond… mais cet inconfort est normal, inévitable, et il n’y a pas de solution magique autre que de l’accepter et de laisser les choses se placer. En fait, pour reprendre les paroles que chantait Paul McCartney, un beau mantra que vous pouvez vous répéter est justement : «Let it be». Oui, let it be, lâchez prise… Lâchez prise non pas sur votre sens de la justice et sur votre dignité, mais sur votre sentiment de ne pas les mériter. Oui, laissez les choses être telles qu’elles sont, acceptez-les… Cela dit, n’acceptez pas la réalité de devoir vous effacer, mais la réalité de pouvoir et de vouloir récupérer ce qui vous appartient malgré tout ce carcan qui tente de vous arrêter.

Votre espace est le vôtre. Personne ne peut se l’approprier, et les personnes qui tentent de le faire ne font que s’empoisonner (et ceux qui le font innocemment souhaiteraient certainement savoir ce qu’il en est, et ils arrêteraient immédiatement). Donc, reprenez ce qui est vôtre, et installez-vous confortablement au centre de votre siège, au centre de votre vie. Et voyez comment le spectacle est magnifique, ainsi…




CE N EST PAS CENSE ETRE FACILE

11:08, 4/10/2018, .. Lien
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Ce n’est pas censé être facile. La résistance que vous rencontrez n’est pas un signe que vous êtes sur une mauvaise voie, ou que l’univers est contre vous, ou qu’il y a quelque chose que vous n’avez pas encore saisi. Ça peut indiquer bien des choses, certainement… Mais à la base, c’est surtout un signe que vous êtes un être humain dans un monde d’humains où tout est généralement lent et imparfait.

Je ne sais pas pour vous, mais j’ai remarqué que je m’attends souvent à ce que tout fleurisse du premier coup. Surtout quand je dépasse mes limites… Si je rassemble mon courage pour sauter dans le vide, quelque chose en moi s’attend à ce que la vie s’occupe du reste pour me «récompenser», et les complications que je rencontre me donnent le sentiment d’être abandonnée. C’est irrationnel, bien sûr, mais chaque fois que le contact professionnel ne me rappelle pas, ou que j’essaie de prendre la grande décision et que je ne me sens pas guidée, c’est un peu comme si c’était la vie elle-même qui ne me rappelait pas ou qui refusait de me donner la réponse tant désirée. Et tout cela peut finir par m’user et me décourager.

Donc si quelque chose en vous se reconnaît ici, voici un bref rappel : les difficultés ne viennent pas de vous, ou d’une force supérieure; elles font simplement partie de la vie. Après tout, même Jésus et Bouddha n’ont pas été épargnés! Il y a bien des facteurs qui peuvent contribuer à ces obstacles, et il y a bien des notions ésotériques que vous pourriez explorer pour essayer de les comprendre, mais au-delà de tout cela, il y a une vérité toute simple : c’est normal. Et vous n’avez rien fait de mal pour les mériter.

Donc non, ce n’est pas facile. Mais ça le devient de plus en plus au fur et à mesure qu’on comprend et qu’on accepte que ça ne l’est pas.




responsable ?

12:39, 24/09/2018, .. Lien
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C’est correct de penser que c’est l’autre qui est dans l’erreur, pas nous.

Il y a une idée populaire selon laquelle «ça prend deux personnes pour faire un conflit». Cette pensée est utile, car elle peut certainement être très vraie, et car elle nous ramène à notre part de responsabilité – qui est la seule chose qu’on puisse changer. Et peu importe qui est le responsable, blâmer l’autre ne fait rien avancer.

Mais il y a des moments où cette perspective est non seulement inadéquate, mais néfaste. Car oui, parfois, c’est bel et bien l’autre, pas nous. Il y a plusieurs scénarios possibles que l’on pourrait donner en exemple ici, mais disons que si une personne nous manque de respect, et qu’elle refuse de reconnaître ce qu’elle fait quand on le souligne, le conflit n’est certainement pas causé par notre opposition, mais par le comportement qui l’a suscité. Il y a des moments où notre seule «responsabilité» (si on veut utiliser ce terme) est d’avoir choisi d’être là, c’est tout.

Blâmer l’autre ne mène effectivement à rien, c’est vrai. Mais reconnaître qu’il est dans l’erreur n’est pas «le blâmer», c’est relever un fait, qu’un témoin pourrait confirmer. Tout est sujet à interprétation, comme on dit… mais il y a néanmoins une réalité objective, et bien que notre perception puisse être décalée, elle peut aussi tomber pile.

La pensée «c’est l’autre qui est dans l’erreur, pas moi» est du bonbon pour l’ego, bien sûr. Le piège peut être d’en tirer un sentiment de supériorité, une sorte de «j’ai raison!» enfantin. Et oui, c’est malsain… Mais ce qui est malsain n’est pas l’idée que l’autre est responsable, c’est ce que notre ego fait avec elle lorsqu’il se l’approprie.

Pour plusieurs d’entre nous qui «cheminons» et cherchons à adopter la perspective la plus sage et généreuse, il y a quelque chose de presque vulgaire à voir les choses ainsi… Or, je dirais que non seulement on a le droit de dresser ce constat, mais il est même important d’être capable de le faire. Pouvoir dire (ou simplement penser) «non, c’est pas moi, c’est toi» avec confiance – sans esprit de triomphe, mais aussi sans retenue –, élève l’autre autant que nous. Car il n’y a rien qui élève autant que la vérité. Et cette façon de «décrocher» nous amène à récupérer notre pouvoir, et peut inciter l’autre (s’il le veut bien) à se brancher au sien.

Donc oui, il y a une grande noblesse à accepter humblement la responsabilité. Mais il peut y en avoir tout autant à la refuser.




et vous?

12:11, 21/09/2018, .. Lien
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https://nousvoulonsdescoquelicots.org/




18:48, 18/09/2018, .. Lien
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https://www.franceinter.fr/emissions/le-billet-de-sophia-aram

 

SI pertinent

hélas




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