tant qu'il y aura des humain-e-s...

quand l autosuffisance ne suffit pas

08:23, 18/12/2018, .. Lien
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La semaine dernière, je vous parlais de mon grand ménage. C’est un grand ménage de vie, mais de mon environnement aussi. Vous pouvez voir le résultat à gauche. (Le «avant» est ici.)

Je ne peux décrire à quel point je jubile de constater que mon appartement est profondément organisé et mon entrepôt, tout bien ordonné. (Non mais, avez-vous remarqué les magnifiques étiquettes sur les bacs?! Sans blague, je pourrais regarder cette photo pendant des heures sans m’en lasser.)

Tout cela n’est tellement, mais tellement pas dans ma nature… Je maintiens mon espace de vie propre et dégagé, mais j’ai toujours eu sous la surface des boîtes remplies de n’importe quoi, n’importe comment, qui me tiraient de l’énergie. Et mon secret magique pour m’en libérer a été, justement, de cesser de compter sur ma nature ou d’essayer de la changer : je suis allée chercher de l’aide.

Il y a certaines choses qu’on n’est pas censé faire seul. Évidemment, on peut toujours essayer, se pousser, se «discipliner», essayer de compenser, trouver des causes sophistiquées à notre blocage et des solutions sophistiquées pour les régler. Mais pourquoi?

Parfois, on a besoin de comprendre la source de notre résistance et de trouver des stratégies pour la surmonter… mais parfois on a juste besoin de quelqu’un qui nous aide à porter la charge, ou qui voit notre angle mort, ou qui a déjà marché sur un chemin similaire au nôtre.

C’est si simple. Trop simple? L’accepter nous amènerait à avancer avec beaucoup plus d’aisance. Une trop grande aisance? Mon petit doigt me dit que la partie de nous qui tient mordicus à se débrouiller toute seule n’est pas la partie forte et indépendante (contrairement à ce qu’elle prétend), mais celle qui a secrètement peur du changement et qui trouve des façons sournoises de maintenir le statu quo.

Question : si LA solution à votre défi du moment était simplement d’aller chercher de l’aide pour le relever, de quelle forme d’aide s’agirait-il, et comment vous y prendriez-vous?

Il existe des thérapeutes de tout type, des coachs (de vie, d’écriture, de carrière…), des orienteurs, de l’aide ménagère, des groupes de soutien comme les AA, des naturopathes, etc. Ça, c’est sans parler des membres de votre famille et de vos amis.

Commencer par cette question peut nous ramener à des solutions quasi miraculeuses qu’on tend à oublier, dans notre transe de culpabilité et de complexité. Cela m’aurait certainement épargné des mois, voire des années, avec ce poids subtil mais constant dont je suis maintenant joyeusement libérée.

S’il y a un projet que vous souhaitez réaliser depuis deux ans et qui n’avance pas, il est probable que vous serez au même point dans deux ans. Peut-être cherchez-vous une tactique magique pour que les choses débloquent, mais mon petit doigt me dit que vous avez simplement besoin d’une structure de soutien. Offrez-vous-la, sans compliquer les choses. Vous n’avez pas à porter ce fardeau sur vos épaules. Vous pouvez le déposer, et nous laisser vous aider.

Nous sommes sept milliards, en passant. ;-)

Donc voilà. Il ne s’agissait pas aujourd’hui d’un Matin Magique officiel (je ne sais pas trop ce que constitue un «Matin Magique officiel», en fait), mais j’avais envie de vous envoyer ce petit mot.

J’ai déjà hâte de vous retrouver la semaine prochaine… Avec un tout nouveau message, en direct de mon endroit préféré sur la planète.

Une douce et belle journée à vous,




redonnerdescouleursasavie

08:18, 18/12/2018, .. Lien
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Avez-vous remarqué que les choses les plus importantes sont souvent celles qu’on garde pour la fin?

Les idées qui cherchent à naître, les élans profonds et inexplicables, les formes d’expression qui nous rappellent qui nous sommes vraiment… Ce qui nous semblera avoir été le plus magique, à la fin de notre vie, est souvent la première chose qu’on a tendance à négliger aujourd’hui.

C’est que les petites choses du quotidien finissent rapidement par étouffer les grandes, n’est-ce pas? Les responsabilités et les obligations pèsent parfois très lourd. La structure devient si accaparante qu’on perd contact avec la joie et l’amour qui l’alimentent…

C’est la sensation que j’ai eue dernièrement. Je me suis retrouvée avec des journées remplies de défis ennuyants (vous savez, ces défis qui intimident et qui ne suscitent pas grand intérêt en même temps…) et de préoccupations mondaines. Rien de très lourd. Surtout que c’était en partie pour préparer un long séjour en Californie, un endroit que j’aime profondément. Mais j’ai eu la vive impression que ma vie était réduite à une liste de choses à faire et de problèmes à régler. Tout son pétillant, parti.

Peut-être est-ce une sensation que vous avez ces temps-ci? Le temps des Fêtes peut nous rapprocher de notre cœur d’enfant, mais il peut aussi nous en éloigner, avec le nombre de dossiers que l’on doit boucler avant les vacances et la liste de choses à préparer… On finit par oublier le but du but.

(Petit rappel pour vous et pour moi : le but du but, de tous nos buts, est de se sentir en harmonie…)

Ainsi, puisqu’il y a peut-être un moment que vous vous êtes offert le luxe d’explorer la question, j’ai envie de vous demander : qu’est-ce qui est vraiment primordial pour vous en ce moment? Je ne fais pas référence à ce qui est urgent ou nécessaire, mais à ce qui ne l’est pas du tout, justement… Ce vers quoi votre cœur tend lorsque vous n’êtes pas en mode survie. Ce qui donne ses couleurs à votre vie.

Et dites-moi, comment pourriez-vous faire de la place pour cette dimension dans votre quotidien? Comment pouvez-vous rappeler à votre corps, à votre système nerveux, que les enjeux ne sont pas aussi sérieux qu’ils semblent l’être?

Il est si important de protéger votre petit cœur d’enfant et la fleur de votre énergie créatrice. Les parties de vous les plus pures et les plus délicates ont besoin de structures solides, même rigides, pour les préserver. Oui, elles ont besoin de clôtures, de chiens de garde et peut-être de caméras qui vous alertent lorsqu’elles s’apprêtent à être envahies. Sinon, le reste prendra toute la place.

Ce qui est le moins essentiel est souvent le plus important. Et en l’absence d’urgence et de nécessité, on ne peut compter que sur les structures que nous avons nous-mêmes érigées pour y rester connectés.

C’est donc ce que je vous propose en cette période tantôt féérique, tantôt stressante. Érigez des clôtures autour de ce qui nourrit votre âme. Réservez-vous du temps pour danser dans votre salon, pour écrire, pour revisiter ce qui vous faisait vibrer, enfant. Inscrivez «décorer des biscuits en forme de sapin» à votre agenda, comme si c’était le plus important des rendez-vous. À force d’aérer votre quotidien, ainsi, vous aurez le sentiment que votre essence peut enfin y circuler… Et vous vous retrouvez avec une vie aussi délicieuse et magique que vous.

Bonne journée!




21:09, 3/12/2018, .. Lien
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Les Céramiques surréalistes de Christopher David White ressemblent à du Bois (1)




le probleme quand on fait ce qu on aime

10:41, 29/11/2018, .. Lien
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Mes doigts sautillent sur le clavier, et j’ai un grand sourire sur le visage présentement, tant je suis heureuse de vous retrouver.

J’ai passé les dernières semaines à faire un grand ménage et à solidifier les structures de ma vie. Et je dois dire que le processus a été beaucoup plus prenant que je l’avais anticipé.

On me demande souvent (surtout pendant les périodes où j’envoie plusieurs messages par semaine) comment je fais pour écrire autant depuis tant d’années. Je ne sais jamais quoi répondre, car c’est la chose la plus naturelle qui soit; il n’y a rien que j’aime plus que de me retrouver devant une page blanche, de créer des concepts, ou de sculpter des idées qui font du bien avec des mots.

Le défi, pour moi, c’est le pratico-pratique… Organiser, mettre des systèmes en place, faire les 28 petites étapes qui mèneront lointainement à un résultat. Je n’ai généralement pas de difficulté à prendre les grandes décisions, mais Dieu que je peux agoniser avec les petites!

J’ai donc pris l’habitude de mettre plusieurs choses de côté, pour me concentrer sur ce que je trouve délicieux.

Ces derniers temps, par contre, quelque chose a changé. J’ai commencé à me sentir mieux que jamais dans ma peau… Mon intention de savourer chaque journée de ma vie est devenue encore plus puissante… Et j’ai réalisé qu’au point où j’en suis, la clé magique pour y arriver n’est pas de faire «ce que j’aime» encore davantage, mais au contraire de prendre en mains toutes ces réalités que j’ai négligées.

Comme vous avez probablement pu le constater également, ce qu’on met de côté n’est jamais vraiment de côté… Et si on évite ce qui nous rend mal à l’aise, on finit par vivre avec une sorte de tension latente, très subtile, mais omniprésente, au fin fond de notre être. Il y a une partie de nous qui n’est pas tout à fait là ni réceptive à la beauté de l’instant.

Oh, ce n’est pas un grand concept révolutionnaire… Mais avez-vous remarqué que ce ne sont généralement pas les grands concepts révolutionnaires qui révolutionnent notre vie?

J’ai donc commencé à «descendre» dans tous les aspects de ma vie comme jamais, de ma santé jusqu’à mes finances, en passant par les actions très terre à terre qui me permettront de réaliser certains projets chouchous et de me déployer encore davantage dans la création. Je suis malhabile, lente, et je n’aime pas du tout le processus. Mais même si je ne sens pas le bien-être «douillet» que j’aime tant, je constate que quelque chose se dégage, en arrière-plan. (Bon, bien souvent, je ne constate rien d’autre que mon inconfort… mais je sens effectivement que quelque chose de sain est en train de se passer.)

J’ai donc envie de vous poser la même question que je me suis posée : quelles sont les tâches/situations inconfortables que vous avez tendance à fuir et que vous pourriez maintenant rencontrer, pour vous libérer? Plutôt que d’aller vers ce qui a bon goût, quelles sont les médecines amères que vous gagneriez à avaler, pour vous faire du bien et vous permettre de goûter votre vie encore plus intensément par la suite?

Ce sont probablement des choses auxquelles vous n’aimez pas penser… Mais vous constatez peut-être, tout comme moi, que si on n’y pense jamais, on y pense tout le temps.

Le piège dans lequel on tombe souvent, à ce point précis, est de trop s’en demander… Puisqu’on se juge d’avoir fait preuve de négligence ou de paresse, on se demande de tout accomplir d’un coup pour compenser, ce qui finit par rendre le processus encore plus douloureux. Se donner la permission de faire de petits pas est crucial. En fait, la seule chose plus importante que de prendre les choses en mains est de ne pas trop s’en demander en le faisant.

Donc, quelles seraient les premières étapes que vous pourriez faire? Quelles sont les tensions qui sont présentes sous la surface que vous pourriez amener à votre attention et nettoyer? Je ne parle pas ici de votre interminable liste de choses à faire, mais de ces situations qui vous pèsent vraiment énergétiquement et qui sont prêtes à être relâchées.

Voilà ce que j’avais envie de vous proposer aujourd’hui.

Le temps des Fêtes est une belle période pour se ressourcer dans la féérie, et mon petit doigt me dit que vous pourrez faire le plein de magie encore plus profondément si vous libérez un peu d’espace à l’intérieur de vous, ainsi.

De mon côté, j’aurai bientôt le temps et l’espace mental pour écrire de nouveaux textes, probablement dans deux ou trois semaines, mais en attendant je voulais vous donner signe de vie et vous faire un petit clin d’œil. Et d’ici là, je vous enverrai une sélection de messages tirés de mes archives, en espérant qu’ils fassent écho à ce que vous vivez présentement.

Sur ce, je vous souhaite une magnifique journée!




une belle découverte

10:33, 29/11/2018, .. Lien
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les humains ne sont pas que des etres ignorants, faibles, prétentieux, égoistes et monstrueux

ce sont aussi des etres sensibles, perseverants, barrés, en quete de défi, de sublime, de dépassement de leurs limites

 

en voici une belle illustration

 

https://www.youtube.com/watch?v=RuwwVB5SmEw

 

https://www.youtube.com/watch?v=b27bkPLML-g

 

https://www.youtube.com/watch?v=zoMuJ8AlS7g

 

Puissions nous rester toujours connecté-e-s à cette énergie de vie, de beau, de calme, de silence, de simplicité, de douce folie

 

 




si vous ne pouvez l'imaginer

22:34, 12/11/2018, .. Lien
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C’est correct si vous avez de la difficulté à l’imaginer. Oui, c’est O.K. s’il vous semble lointain, inaccessible, et si vous n’arrivez pas à croire que vous pourriez le réaliser.

Non seulement est-ce O.K., je dirais même que c’est bon signe. Car de par sa structure, notre esprit humain ne peut concevoir et imaginer que des versions légèrement différentes de son passé… Ainsi, si votre rêve vous semblait si naturel que vous étiez sûr de pouvoir le concrétiser, cela nous indiquerait probablement que vous lui avez déjà goûté. Oui, ce serait parce que vous auriez déjà vécu quelque chose de similaire – similaire non pas nécessairement au niveau de la forme, mais dans l’essence. Oh, et il n’y aurait rien de mal à cela, bien sûr… mais je sais que vous êtes habité d’un désir puissant de vous développer, et que votre âme a soif de fraîcheur et de nouveauté.

Donc oui, c’est tout à fait normal si c’est un peu inconfortable quand vous vous imaginez réaliser ce projet qui vous fait tant vibrer, ou si vous avez l’impression que vous ne seriez pas tout à fait dans votre élément s’il était réalité. Cela dit, voici ce que j’aimerais graver profondément dans votre cœur, en ce petit matin : ne laissez jamais votre capacité à l’imaginer déterminer votre capacité à le créer… Car les frontières de votre imaginaire ne révèlent pas ce qui est possible, mais simplement ce qui vous est familier.




le courage de renoncer aux défis

22:20, 12/11/2018, .. Lien
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On présume souvent que dire oui à la vie, c’est dire oui à ce qui se présente à nous. Mais parfois, au contraire, c’est de dire un beau grand non. Et j’irais même jusqu’à dire qu’accepter systématiquement ce qui se trouve sur notre chemin nous éloignerait souvent de ce qu’on pourrait appeler «le plan divin».

Je me souviens d’un grand défi qui a atterri dans ma vie, de nulle part, il y a quelques années. Tout était en place, je n’avais qu’à suivre le mouvement. C’était assez joli, dans le genre carte postale, donc je me disais «ce n’est pas un hasard» et «rien n’arrive pour rien» – les grands classiques. La prochaine étape était, bien sûr, de dire oui. Car quand un beau grand défi atterrit dans notre vie par surprise, la prochaine étape est de dire oui, n’est-ce pas?

Sauf que… bien que tout m’ait été présenté sur un plateau d’argent, et que certains auraient probablement dit que ça m’était «destiné», un NON très fort vibrait en moi. Pas parce que je ne me croyais pas assez forte ou parce que je sabotais inconsciemment mon bonheur (même si ça aurait pu être le cas, certainement… et j’ai d’ailleurs pris tout le temps nécessaire pour m’assurer de bien démêler tout cela). Non, mon être entier me disait d’aller vigoureusement contre le courant. Et j’étais bouleversée… car dire oui à la vie et à ses défis avait toujours été mon identité, ma sécurité, ma philosophie. Le «non» que je me sentais appelée à matérialiser semblait être une négation de tout ce que j’étais et de tout ce que j’avais toujours chéri.

Mais c’est à ce constat que je suis finalement arrivée : dire oui à la vie, c’est dire oui à la vie qu’on porte en nous, non pas aux choses et aux événements qui s’adonnent à être autour de nous. Le courant à suivre est le courant intérieur, non pas le flot extérieur… Ce qui vient à nous nous est «destiné» uniquement si ça résonne en nous également. Et c’est une chose qu’on mentionne peu souvent, mais si on choisit de renoncer à un grand défi intimidant, ce n’est pas nécessairement parce qu’on est faible, mais au contraire parfois parce qu’on a le courage de se faire confiance et de s’admettre qu’intimidant ou non, ce n’est pas le bon défi pour le moment.




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