tant qu'il y aura des humain-e-s...

voix vive

11:25, 21/06/2018, .. Lien
Mots clefs :

Pour dire la vérité

Change tes pas

Prépare toi à devenir un incendie

 

Adonis,Liban




autoportrait

11:03, 20/06/2018, .. Lien
Mots clefs :

Elle dans sa grande réticence

Je porte son mal jusqu'à demain

et elle reprend le fil

Sans plus loin mais avec du bleu


Beaucoup de bleu


Plus tard elle rit et a peur d'être morte
Parmi elle beaucoup d'autres dansent, se jettent par terre
Parfois du haut d'un arbre un poème incertain
J'étais là quant elle a dit oui à ton sourire
Depuis un habit trop petit quand l'ailleurs appelle
Elle cherche le silence dans chaque main
Mais la bouche avide n'attend pas
Je fuis le mot qui s'avance
A 7 la tête sous l'eau
Mais le reste du temps pas là
Elle encore trop loin pour voir l'autre rive
Dans le verger à folle allure
Un jour tu as ri et dort sous le grand arbre
Plus tard vient toujours et te sauve
Il ne faut pas lacher le fil
Surtout regarder au loin
Au loin il y a la fin et les applaudissements
C'est d'en bas que je t'admire et ne te vois pas pleurer
A présent je peux la reconnaître sous les grands pins
La plupart n'attend personne
Elle dilue son pluriel
Chaque phrase sa gorgée
Je suis aussi celle qui
Le monde est bavard
Rester au bord devient impossible
Incomprise elle se tord d'un corps à l'autre
Elle attend celui qui ne reviendra pas
Une histoire se raconte
Il était une fois un champ rouge
On avait sorti deux chaises
Mais tout le ciel écoutait
Comment continuer la phrase sans point
Celle de ton impatience a le dernier mot
J'irai encore deviner la mer au  pied de l'arbre qui console
Elle vieillira sans avoir grandi
Le jaune aussi me va bien
Je tombe dans trop de trous
Il suffira de recommencer




confier sa vie au vent

14:43, 18/06/2018, .. Lien
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Au moment où j’écris ces lignes, mes draps sont en train de sécher sur ma corde à linge. Cela semble probablement un peu banal, mais c’est pour moi une chose phénoménale. Oui, oui, vraiment! Je dirais même que je suis régulièrement éblouie par la magie de cette réalité. Parfois, pendant que je suis en train de manger, de marcher ou d’écrire – comme je le fais présentement – cette pensée me vient spontanément à l’esprit et une paix profonde m’envahit. «C’est vrai, mes draps sont en train de sécher... Wow!»

On pourrait croire qu’un léger déséquilibre hormonal est à l’origine de cette fascination (au programme la semaine prochaine : hommage à mon lave-vaisselle). Mais ce ne sont pas réellement mes draps, ni le fait qu’ils sont en train de sécher, qui me fait vibrer aussi intensément… Non, ce qui me fascine, c’est que tout le processus se fait sans moi – sans que j’aie à y penser, à y travailler, ou même à le souhaiter. La nature travaille pour moi alors que je vaque à mes occupations, imaginez! Pendant que je cherche les bons mots pour conclure ce paragraphe, le vent sèche mes draps tout doucement. Et c’est le plus doux, le plus chaud et le plus puissant des sentiments.

Utilisez-vous votre corde à linge? Ou plutôt (allons droit au but…) : laissez-vous la nature vous aider?

Si le symbole de la corde à linge me parle autant, c’est parce que j’ai pris beaucoup de temps à accepter que la vie puisse travailler pour moi. Pendant si longtemps, j’étais convaincue que je devais participer activement à trouver toutes les réponses et toutes les solutions. (Par «participer activement», je veux surtout dire «me stresser», bien sûr… Car se faire du souci est la seule façon qu’on a de participer, une fois qu’on a fait tout ce qu’il y a à faire, n’est-ce pas?) Je n’étendais à peu près rien sur ma corde à linge, si vous voulez… Je laissais mes draps mouillés en petits tapons sur le plancher, et je soufflais dessus de toutes mes forces pour les sécher.

Une des plus grandes choses que j’ai apprises, et que je continue d’apprendre, a été d’accrocher mes soucis, mes projets, mes questions sur la corde à linge… de prendre le temps de les étendre, de les détendre, afin de permettre à la magie de la nature d’opérer. Évidemment, si on laisse les situations sur le plancher en petits tapons stressés, le vent ne peut rien faire pour nous – même si l’on s’épuise à souffler… Mais dès qu’on commence à se détendre et à respirer (quel délice que de simplement r-e-s-p-i-r-e-r, n’est-ce pas?), chacune de nos actions et intentions est infiniment plus puissante, car notre force est décuplée. Notre force est décuplée parce qu’elle n’est plus limitée à notre force, justement… On est maintenant branché à l’énergie qui fait briller le soleil et souffler le vent.

La corde à linge… Que mettrez-vous sur la vôtre, aujourd’hui? Il y a probablement une foule de jolies expériences auxquelles vous souhaitez goûter, et autant de situations que vous désirez transformer… Mais quels que soient vos plans, j’espère que vous commencerez par les confier à notre ami le vent. Oui, détendez-vous, apaisez-vous, savourez, aimez, allégez-vous autant que vous le pouvez… Car comme vous pourrez rapidement le constater, la vie n’attend qu’une occasion non pas de vous sécher (toute métaphore a ses limites…), mais de vous démontrer à quel point vous êtes soutenu et aimé.

 

Merci a mmARIE pIERRE QUI continue de m'éclairer par son regard juste




20:30, 15/06/2018, .. Lien
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Alouettes sur un fil électrique

ILs

Avant nous

DIsparaissent

Ont disparu

Disparaitront

PLus fragiles

Des printemps sans chants d'oiseaux ? C'est malheureusement ce qui nous attend. Des études du CNRS et du Museum d'histoire naturelle révèlent combien la biodiversité a pris du plomb dans l'aile ces vingt dernières années : près d'un tiers des passereaux, notamment des oiseaux de plaine, ont disparu de nos campagnes.

L'un ou l'autre

SUr une épaule

POur tant inquiétés

Affamés

Désorientés

Les oiseaux disparaissent des campagnes à vitesse grand V, selon les observations du CNRS et du Muséum. Comment l'avez-vous constaté et quelle est l'ampleur des dégâts ?

On réalise des suivis à partir de points d’écoute : on comptabilise l’ensemble des oiseaux autour des ces localisations, qui sont les mêmes depuis vingt-quatre ans. Cela nous permet de quantifier les tendances au niveau des populations de l’ensemble des oiseaux qui habitent les plaines rurales, agricoles, notamment dans ce site d’études du sud du département des Deux-Sèvres, qui fait 450 kilomètres carrés. Nous avons constaté que l’ensemble du cortège des oiseaux de plaine a diminué, quelle que soit l’espèce, avec des vitesses différentes selon les espèces. L’espèce la plus abondante, l’alouette des champs, a par exemple diminué de 35% en l’espace d’un peu plus de vingt ans. Les dégâts sont encore plus spectaculaires pour d’autres espèces, comme les perdrix, qui ont diminué de 80 à 90% sur les vingt-trois dernières années.

Et encore

Et toujours

La grande rupture

L'invasion

OU est mon abri

Ou est ton envol

Le facteur principal de cette érosion est l'intensification de l’agriculture, à travers deux processus. Le premier est l’homogénéisation et la perte des habitats : la diminution des prairies, des haies, des petites mares, des petits murets, etc., qui sont des habitats capitaux pour la reproduction des espèces. Le deuxième processus est l’utilisation de ce que l’on appelle l’agrochimie : les engrais et les pesticides, avec à la fois les insecticides, mais aussi les herbicides qui en éliminant les plantes, éliminent par ricochet les insectes.

ALors indifférence

Il faut pleurer sur plus grand que soi

Ou ce frère que je ne vois pas

ma soeur écrasée contre le barbelé

Quels sont les risques pour l’écosystème ?

Les effets sont directs et indirects. Dans les plaines agricoles, les oiseaux sont principalement insectivores, donc ce sont des prédateurs en bout de chaîne alimentaire qui ont un rôle primordial sur la régulation des espèces d’insectes. C’est un premier point qui aboutira à un déséquilibre et à un dysfonctionnement de l’écosystème. Le deuxième point est qu'évidemment les oiseaux ont aussi un rôle important dans l’imaginaire collectif. Un rôle culturel dans nos sociétés. Et la disparition des oiseaux dans les campagnes, avec des printemps qui seront à n’en pas douter de plus en plus silencieux, a des répercussions aussi sur l’affect et le socio-culturel des sociétés qui vivent dans ces milieux.

 

Ca ira mieux

Rassure celui qui ne veut pas voir

Se taire et continuer de regarder la haut

Vous parliez de l’alouette des champs, quels autres oiseaux connus sont en train de s’éteindre ?

La liste est innombrable. L’alouette des champs suit une autre espèce qui a diminué de façon tout à fait alarmante, qui est l’hirondelle de cheminée. Celle que l’on trouvait dans les étables autrefois, qui nichait au milieu des vaches. On estime qu’à l'échelle de l’Europe on a perdu plus de la moitié de la population européenne d’hirondelles de cheminée en l’espace de vingt-cinq ou trente ans. Elles ont diminué parce que les étables ont peu à peu disparu, en tout cas celles où elle pouvaient faire leur nid, leurs colonies. Et puis elles se nourrissent de petits insectes volants, mais il n’y en a pratiquement plus dans les campagnes. Et si l'on se tourne vers des espèces de taille plus importante : la perdrix grise, emblématique et patrimoniale - pour les chasseurs notamment - a enregistré un déclin absolument spectaculaire. On a même réussi l’exploit de la faire disparaître d’un pays entier : à l’état sauvage, elle s'est définitivement éteinte en Suisse, dans les années 2000. Elle fait aujourd’hui l’objet d’un programme de réintroduction. Enfin, des espèces encore plus emblématiques, comme l’outarde canepetière, qui sont très inféodées au milieu agricole, sont aujourd’hui au bord de l’extinction en France.

 

Depuis j'attends ton retour

 

 




19:38, 15/06/2018, .. Lien
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oilà trente-cinq ans que je travaille dans le vieux papier, et c'est toute ma love story. Voilà trente-cinq ans que je presse des livres et du vieux papier, trente-cinq ans que, lentement, je m'encrasse de lettres, si bien que je ressemble aux encyclopédies dont pendant tout ce temps j'ai bien comprimé trois tonnes ; je suis une cruche pleine d'eau vive et d eau morte, je n ai qu'à me baisser un peu pour qu'un flot de belles pensées se mette à couler de moi ; instruit malgré moi, je ne sais même pas distinguer les idées qui sont miennes de celles que j'ai lues. C'est ainsi que, pendant ces trente-cinq ans, je me suis branché au monde qui m'entoure : car moi, lorsque je lis, je ne lis pas vraiment, je ramasse du bec une belle phrase et je la suce comme un bonbon, je la sirote comme un petit verre de liqueur jusqu'à ce que l'idée se dissolve en moi comme l'alcool ; elle s'infiltre si lentement qu'elle n'imbibe pas seulement mon cerveau et mon cœur, elle puise cahin-caha jusqu'aux racines de mes veines" jusqu'aux radicelles des capillaires, Et c'est comme ça qu'en un seul mois je compresse bien deux tonnes de livres" mais pour trouver la force de faire mon travail, ce travail béni de Dieu, j'ai bu tant de bière pendant ces trente-cinq ans qu'on pourrait en remplir une piscine olympique, tout un parc de bacs à carpes de Noël, Ainsi, bien malgré moi, je suis devenu sage : je découvre maintenant que mon cerveau est fait d'idées travaillées à la presse mécanique, de paquets d'idées. Ma tête dont les cheveux se sont tous consumés, c'est la caverne d'Ali Baba, et je sais qu'ils devaient être encore plus beaux, les temps où toute pensée n'était inscrite que dans la mémoire des hommes. En ces temps-là, pour compresser des livres, il aurait fallu presser des têtes humaines ; mais même cela n'aurait servi à rien, parce que les véritables pensées viennent de l'extérieur, elles sont là, posées près de vous comme une gamelle de nouilles, et tous les Konias, tous les inquisiteurs du monde brûlent vainement les livres : quand ces livres ont consigné quelque chose de valable, on entend encore leur rire silencieux au milieu des flammes, parce qu'un vrai livre renvoie toujours ailleurs, hors de lui-même.

[...]

Quand mes yeux se posent sur un vrai livre et que j'en supprime les mots imprimés, il ne reste plus que des pensées immatérielles qui voltigent dans l'air et reposent sur de l'air, c'est l'air qui les nourrit, c'est à l'air qu'elles retournent, parce que tout est air à la fin, de même que dans la sainte hostie il y a du sang sans y en avoir.

[...]

 

in Une trop bruyante solitude, Bohumil Hrabal

 

 

” Ce qu’il y a de beau dans l’ivresse, c’est le lendemain, la gueule de bois :
ces remords, cette morosité. La force de la gueule de bois,
c’est qu’on voudrait commencer une autre vie.


Bohumil Hrabal


” Tous les livres étaient déjà écrits, tous les exploits,
semble-t-il, accomplis.“

Robert Walser




10:32, 15/06/2018, .. Lien
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Les nouveaux départs ne ressemblent pas toujours à de nouveaux départs. Ils ont souvent l’apparence de grands désordres. De confusion. On ne se sent pas comme le randonneur du catalogue avec les bermudas beiges et le bâton de marche, déambulant au soleil levant sur le chemin qui se révèle à lui. Non, on a le sentiment d’être pieds nus – tout nu, en fait – complètement désorienté dans l’obscurité de la nuit. Souvent, c’est comme s’il n’y avait rien devant nous, aucun chemin, rien du tout. C’est à peine si nous pouvons sentir le sol sous nos pieds.

Un nouveau départ suit toujours une fin, par définition (sinon, ce ne serait pas un «nouveau départ»)… La fin d’un schéma qu’on ne veut pas perpétuer. La fin d’une histoire qu’on choisit de boucler. Une vieille peau qu’on laisse aller. À moins, bien sûr, qu’il ne soit question que d’un changement de surface, le début du nouveau cycle est nécessairement précédé d’une petite mort, d’un affaissement. Et il en est donc naturellement imprégné. C’est à la fois une mort et une naissance, avec tout le côté imprévisible, désorganisé et «sauvage» de ces transformations.

Donc oui, votre nouveau départ ne ressemble peut-être pas à un nouveau départ. Mais sans faire de règle générale, on pourrait probablement dire que moins il en a l’air d’un, plus il aura de trésors à vous révéler. Donc pouvez-vous vous déposer en lui et laisser la nature continuer de l’orchestrer? Parfois, le choix courageux est d’enfiler nos bermudas et de nous élancer. Mais parfois, c’est plutôt d’accepter le flou et de faire du mieux qu’on peut avec le peu qu’on voit en attendant que le soleil soit prêt à se lever.




recevoir est la meilleure facon de donner

12:25, 11/06/2018, .. Lien
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Si vous aviez à choisir, préféreriez-vous passer du temps avec un ami qui se nourrit profondément de votre présence, ou un autre qui souhaite vous nourrir de la sienne?

Préféreriez-vous lire le livre d’un auteur qui écrit par amour de son art, avec l’intention première de savourer au maximum le processus de création, ou celui d’un auteur qui pense surtout à l’expérience qu’il veut faire vivre à ses lecteurs?

Je ne sais pas pour vous, mais si je devais choisir, j’opterais dans les deux cas pour la première option. J’aurais l’impression d’être beaucoup plus nourrie, même si l’intention de l’autre était plus «égoïste», en théorie.

Quand on commence un projet ou une interaction, il nous semble évident que la meilleure intention est de donner. Que pourrait-il y avoir de plus élevé? Mais plus j’y pense (et plus je me regarde aller), plus je réalise que c’est plutôt en cultivant l’intention de recevoir profondément qu’on devient vraiment rayonnant et connecté – et donc généreux, sans même avoir à y penser.

Évidemment, je ne définis pas recevoir comme «prendre» ou «essayer d’obtenir quelque chose de l’autre», mais comme être très ouvert et présent. Je parle de savourer… d’extraire chaque goutte de ce qu’on vit, de mettre la joie en priorité. Le désir de faire une belle différence est présent en arrière-plan (s’il n’y est pas, on gagne à l’installer), mais dans l’instant, notre attention est d’abord et avant tout à l’intérieur de nous, dans notre propre expérience. Paradoxalement, c’est à partir de cet espace intérieur qu’on peut réellement avoir l’impact désiré.

Si souvent, l’intention de donner est en réalité une façon déguisée de chercher l’approbation de l’autre (ou la nôtre) – ce qui est complètement humain, mais qui a peu à voir avec le don. Ou encore, c’est une façon de se cacher dans un rôle, un prétexte pour ne pas avoir à se montrer vulnérable. Ou une façon de se fuir, parfois… car si on pense à l’autre, on n’est pas pleinement en nous, à faire face aux malaises qu’on préférerait oublier.

On parle généralement de donner et de recevoir comme s’il s’agissait de concepts opposés. Les deux semblent certainement très distincts en surface – car évidemment, on donne un bonbon ou on le reçoit, ce sont deux actions très différentes. Mais au niveau le plus profond, il n’y a pas vraiment de séparation. On donne comme on reçoit. Il n’y a qu’un cœur ouvert ou un cœur fermé. Il n’y a que la décision de faire pleinement acte de présence, ou celle de se cacher.

Si vous avez un désir puissant de faire une belle différence – et mon petit doigt me dit que c’est le cas – voyez comment ce serait de vous laisser modeler par l’intention de recevoir avec grande générosité. Car oui, on peut recevoir avec générosité, aussi. Vous n’aurez peut-être pas l’impression de donner, mais les personnes que vous côtoierez (et celles qui bénéficieront du travail que vous aurez fait dans cet état) se sentiront profondément nourries et inspirées. Car vous serez pleinement là, pleinement vous. Et de toutes les choses que vous pourriez donner, la plus grande sera toujours la lumière simple et belle de votre vérité.




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