tant qu'il y aura des humain-e-s...

enfin...

12:09, 31/07/2018, .. Lien
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https://mamanrodarde.com/2017/09/08/pour-les-petits-garcons-puissent-etre-et-aimer-ce-quils-veulent-sans-quon-les-emmerde/

 

http://www.konbini.com/fr/inspiration-2/garcons-maquiller-geniaux-depliants-antisexistes-mere-inventive/

 

https://mamanrodardeblog.files.wordpress.com/2017/09/depliants-antisexistes-filles1.pdf

 

https://mamanrodardeblog.files.wordpress.com/2017/09/depliants-antisexistes-garccca7ons.pdf

 

http://www.konbini.com/wp-content/blogs.dir/3/files/2017/09/depliant-antisexiste-810x288.jpg




10:27, 31/07/2018, .. Lien
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On n’a pas toujours besoin d’aller au fond des choses. Si ça ne sent pas bon, on peut simplement s’arrêter et aller dans une autre direction.

Il y a quelque chose de profondément déroutant dans le fait qu’une personne (ou un groupe de personnes) nous aime mal, ou pas du tout. Ou qu’elle soit plutôt indifférente. Et de toute évidence, la méchanceté et la manipulation sont troublantes.

Lorsqu’on vit ces réalités, il est difficile de croire ce qui se passe. Le besoin de comprendre peut être fort, si fort qu’on choisira même de tolérer la situation un peu plus longtemps. Oui, on maintiendra parfois le statu quo en attendant le moment béni où on découvrira ce qu’il y a derrière la laideur qu’on côtoie. Dire STOP avant nous semble impossible.

Comprendre est un des mécanismes de protection les plus basiques. Plus on comprend notre monde, plus on a l’impression d’être en contrôle, et donc moins on se sent vulnérable. Et voir la cause de la situation qui nous mine donnerait de la validité à ce qu’on ressent, aussi.

Or, parfois, il n’y a rien à comprendre. On pourrait avoir des explications psychologiques, métaphysiques et biologiques détaillées, et ça ne changerait rien. Car ce qu’on veut vraiment savoir, c’est le lien que ça a avec nous – oui, pourquoi cette personne a choisi d’agir ainsi avec NOUS, spécifiquement. En fait, sans le réaliser, on cherche la confirmation qu’on est fondamentalement laids et dignes de ce qu’on vit. Et on ne trouvera jamais ce qu’on cherche, bien sûr… Premièrement, car quoi qu’on en pense, rien de ce qu’on subit n’est personnel; ça en dit beaucoup plus sur les autres que sur nous. Et même si on était en partie responsable de la dynamique, il reste qu’aucun humain ne mérite l’irrespect ou le mépris.

J’ai lu récemment une phrase qui m’a saisie (c’était dans une critique du film Mon roi) : «Georgio créait un vide à l’intérieur de Tony que seulement Georgio pouvait remplir.» J’ai trouvé ces mots puissants. Car parfois, c’est exactement cela… la personne ou la situation elle-même nourrit le vide intérieur qui nous amène à être attaché à elle. Et c’est la seule chose qu’il y ait à comprendre.

Donc non, on n’a pas toujours besoin d’aller au fond des choses. Parfois, aller au fond des choses voudrait dire, littéralement, descendre jusqu’au fond. C’est un choix qu’on peut faire… Mais on peut aussi décider de s’en aller dès que ça commence à ne pas sentir bon. Car bien qu’avoir une connaissance des mécanismes de l’ego et des troubles de personnalité soit très utile, on cultive la beauté et la lumière en baignant dans la beauté et la lumière – non pas dans les dysfonctions.

Sur ce, je vous souhaite une superbe journée! (Notez que je serai de retour dans une semaine ou deux.)
 


 

 




à coeur ouvert (réparer le vivant)

13:45, 25/07/2018, .. Lien
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Thomas lave le corps, ses mouvements sont calmes et déliés, et sa voix qui chante prend appui sur le cadavre pour ne pas défaillir tout comme elle se dissocie du langage pour s’affermir, s’affranchit de la syntaxe terrestre pour aller se placer en ce lieu exact du cosmos où se croisent la vie et la mort : elle inspire et expire, inspire et expire, inspire et expire ; elle convoie la main qui revisite une dernière fois le modelé du corps, en reconnaît chaque pli et chaque espace de peau, y compris ce tatouage en épaulière, cette arabesque d’un noir émeraude qu’il avait fait inscrire dans sa chair l’été où il s’était dit que son corps était à lui justement, que son corps exprimait quelque chose de lui. Le chant s’amplifie encore dans le bloc opératoire tandis que Thomas enveloppe la dépouille dans un drap immaculé – ce drap qui sera noué ensuite autour de la tête et des pieds -, et l’observant travailler, on songe aux rituels funéraires qui conservaient intacte la beauté du héros grec venu mourir délibérément sur le champ de bataille, ce traitement particulier destiné à en rétablir l’image, afin de lui garantir une place dans la mémoire des hommes. Afin que les cités, les familles et les poètes puissent chanter son nom, commémorer sa vie. C’est la belle mort, c’est un chant de belle mort. Non pas une élévation, l’offertoire sacrificiel, non pas une exaltation de l’âme du défunt qui nuagerait en cercles ascendants vers le Ciel, mais une édification : il reconstruit la singularité de Simon Limbres. Il fait surgir le jeune homme de la dune un surf sous le bras, il le fait courir au-devant du rivage avec d’autres que lui, il le fait se battre pour une insulte, sautillant les poings à hauteur du visage et la garde serrée, il le fait bondir dans la fosse d’une salle de concert, pogoter comme un fou et dormir sur le ventre dans son lit d’enfant, il lui fait tournoyer Lou – les petits mollets voltigeant au-dessus du parquet -, il le fait s’asseoir à minuit en face de sa mère qui fume dans la cuisine pour lui parler de son père, il lui fait déshabiller Juliette et lui tendre la main pour qu’elle saute sans crainte le mur de la plage, il le propulse dans un espace post mortem que la mort n’atteint plus, celui de la gloire immortelle, celui des mythographies, celui du chant et de l’écriture.

[...]

in Réparer les vivants, Maylis de Kerangal

 


[...]

Un poète mort n'écrit plus. D'où l'importance de rester vivant.
Ce raisonnement simple, il vous sera parfois difficile de le tenir.


[...]

Non seulement les poètes qui vivent vieux produisent dans l'ensemble davantage, mais la vieillesse est le siège de processus physiques et mentaux particuliers, qu'il serait dommage de méconnaître. Cela dit, survivre est extrêmement difficile. On pourra penser à adopter une stratégie à la Pessoa : trouver un petit emploi, ne rien publier, attendre paisiblement sa mort. En pratique, on ira au-devant de difficultés importantes : sensation de perdre son temps, de ne pas être à sa place, de ne pas être estimé à sa vraie valeur... tout cela deviendra vite insoutenable. L'alcool sera difficile à éviter. En fin de compte l'amertume et l'aigreur seront au bout du chemin, vite suivies par l'apathie, et la stérilité créatrice complète. Cette solution a donc ses inconvénients, mais c'est en général la seule. Ne pas oublier les psychiatres, qui disposent de la faculté de donner des arrêts de travail. Par contre, le séjour prolongé en hôpital psychiatrique est à proscrire: trop destructeur. On ne l'utilisera qu'en dernier ressort, comme alternative à la clochardisation.

[...]
 

in Rester vivant*, Michel Houellebecq

 

 




11:29, 23/07/2018, .. Lien
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Voici un conseil que je donnerais à la Marie-Pier de 20 ans :

Crois ce que les gens disent. Crois ce qu’ils affichent.

Si une personne avec qui tu tisses des liens te confie qu’elle peut être très dure et qu’elle finit par en perdre ses amis, prends-la au sérieux. Le fait qu’elle soit consciente de sa limite ne veut pas nécessairement dire qu’elle en est libérée, ou même qu’elle essaie de l’être. Ou si un homme que tu fréquentes t’annonce qu’il est désabusé et qu’il a le sentiment de n’avoir rien à donner, crois-le. Oui, crois-le! Crois la réalité, non pas le potentiel que tu sens ou ce que tu espères ou ce que tu imagines qui pourrait être derrière.

Parfois, les gens sont assez lucides et généreux pour annoncer clairement leurs couleurs. Ça peut être désarçonnant, mais accepte le cadeau. Il peut y avoir quelque chose de tellement grand et spirituel à simplement croire ce que la personne transmet avec ses mots.

Pour continuer, voici un autre conseil que je donnerais à la Marie-Pier d’antan :

Ne crois pas nécessairement ce que tu entends. Fie-toi surtout à ce que tu ressens. Non pas à ce que tu aimerais ressentir, ou même à tes émotions du moment, mais à ce que tu sais au fin fond de ton être.

Parfois, les gens ont tellement peur d’eux-mêmes qu’ils ont perdu le sens de leur vérité, et ils sont donc incapables de la communiquer. Ils déclarent ce qu’ils aimeraient pouvoir dire, ou ce qu’ils croient être, ou ce que tu aimerais entendre… des pensées qui peuvent être sincères dans l’instant, mais pas tout à fait enracinées. Ainsi, avant d’écouter les mots, écoute la solidité ou la fragilité derrière, écoute ce que tu pressens instinctivement. Parfois, tu seras déroutée, car les deux seront opposés.



 

Des paroles décevantes ne cachent pas nécessairement une belle surprise qui attend de se révéler. Une pensée affirmée avec assurance n’est pas nécessairement une vérité. Parfois, le potentiel qu’on sent est bien réel, mais la personne ne le voit pas elle-même ou choisit de ne pas l’exploiter. Parfois, la personne se croit et se dit engagée à se guérir des blessures qui rejaillissent sur nous, mais, au fond d’elle-même, elle est profondément décidée à répéter son vieux schéma familier.

Toutes ces choses se sentent. Oui, tout s’entend, parfois très clairement dans ce qui nous est transmis, parfois plus subtilement dans notre intuition ou dans l’énergie. Ainsi, on pourrait dire que le défi est d’apprendre à reconnaître à travers tout ce bruit la note pure et franche de la vérité. Et de développer une écoute si vaste et courageuse qu’elle peut non seulement capter tous les mots, mais aussi les transpercer.

Sur ce, je vous souhaite une superbe journée!

 




au sujet de ce que nous tolérons

11:26, 23/07/2018, .. Lien
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Quand un aspect de notre vie ne nous convient pas et qu’on doute de pouvoir avoir mieux, il peut être tentant de déguiser notre peur en une ouverture spirituelle.

Ainsi, plutôt que de prendre les choses en main et d’effectuer un changement, on se dira qu’on a une belle occasion de croissance. Ou qu’on est en train de transcender les besoins et préférences de notre ego. Ou que la situation reflète notre faible estime de nous, et qu’on doit commencer par s’aimer pour que les choses puissent s’arranger.

Ça fait mal, mais avec toutes sortes de fioritures ésotérico-psychologico-profondes, on se crée une raison noble de maintenir le statu quo. Et plutôt que de changer les circonstances, on essaie de SE changer en un idéal d’imperturbabilité.

Combien de situations avez-vous tolérées ainsi?

Rester dans une situation qui n’est pas optimale est un choix tout à fait valide. Je l’ai déjà fait, et je le referai certainement. La réalité n’est pas que «bonne» ou «mauvaise», c’est plus complexe que cela. Mais il y a des moments où on sait au fond de nous que ça ne fonctionne pas et que la seule chose à «apprendre» est de faire un choix différent (en mettant ses limites, ou en disant ce qu’on ressent, ou tout simplement en s’en allant). On pourrait certainement grandir en restant dans la douleur… mais je ne sais pas si ce type de douleur a autre chose à nous apporter que la motivation de s’en libérer. Et il me semble que ça finit par être redondant.

La vie apporte déjà, par défaut, toutes les occasions d’évolution dont on a besoin (avec quelques spécimens extra en cadeau, juste au cas). On ne gagne pas de «points boni» cosmiques si on en ajoute au lot. Et bien que traverser des épreuves demande beaucoup de courage, ce qui en demande encore davantage, pour plusieurs d’entre nous, est de se libérer de notre attachement à la souffrance et de se déclarer profondément digne d’une vie douce et saine qui nous fait comme un gant.

Sur ce, je vous souhaite une très belle journée!




13:21, 16/07/2018, .. Lien
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Si votre couple est heureux seulement parce que vous avez choisi d’étouffer vos besoins et de vivre en fonction des préférences de l’autre, j’avancerais que non, votre couple n’est pas heureux.

Si vous avez une carrière à succès, mais que vous vous sentez profondément déconnecté de ce que vous faites, on pourrait dire que non, votre carrière n’est pas un succès – aussi noble et admirable soit votre contribution.

Il n’y a aucun bonheur ni aucun succès s’il n’y a pas une sensation authentique de bonheur et de succès en vous. Point final.

Évidemment, si on s’enlève de l’équation, tout devient possible; on peut entrer dans tous les moules et maintenir une apparence d’harmonie. Mais à force de s’effacer ainsi, on finit par se perdre dans les marges de notre propre vie. Et sous cette «harmonie», il y a notre être profond, tout coincé, qui rugit.

Les compromis, les efforts et les moments d’inconfort sont incontournables… Mais il y a des compromis qui élèvent l’âme, et d’autres qui l’étouffent.

Donc non, il n’y a pas de bonheur sans votre bonheur. Quoi que vous en pensiez, vous faites intensément partie de l’équation. Et si vous commencez à sentir votre cœur fatigué, la première chose à rétablir n’est peut-être pas l’harmonie, mais votre authenticité.





DE LA SERVITUDE VOLONTAIRE

07:04, 10/07/2018, .. Lien
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«Il n’est pas bon d’avoir plusieurs maîtres ; n’en ayons qu’un seul;
Qu’un seul soit le maître, qu’un seul soit le roi
.» Voilà ce que déclara Ulysse en public, selon Homère.

[...]

Je ne veux pas débattre ici la question tant de fois agitée, à savoir «si d’autres sortes de républiques sont meilleures que la monarchie». Si j’avais à la débattre, avant de chercher quel rang la monarchie doit occuper parmi les divers modes de gouverner la chose publique, je demanderais si l’on doit même lui en accorder aucun, car il est difficile de croire qu’il y ait rien de public dans ce gouvernement où tout est à un seul. Mais réservons pour un autre temps cette question qui mériterait bien un traité à part, et qui provoquerait toutes les disputes politiques.

Pour le moment, je désirerais seulement qu’on me fit comprendre comment il se peut que tant d’hommes, tant de villes, tant de nations
supportent quelquefois tout d’un Tyran seul, qui n’a de puissance que
celle qu’on lui donne, qui n’a de pouvoir de leur nuire, qu’autant
qu’ils veulent bien l’endurer, et qui ne pourrait leur faire aucun mal, s’ils n’aimaient mieux tout souffrir de lui, que de le contredire. Chose vraiment surprenante (et pourtant si commune, qu’il faut plutôt en gémir que s’en étonner) ! c’est de voir des millions de millions d’hommes, misérablement asservis, et soumis tête baissée, à un joug déplorable, non qu’ils y soient contraints par une force majeure, mais parce qu’ils sont fascinés et, pour ainsi dire, ensorcelés par le seul nom d’un qu’ils ne devraient redouter, puisqu’il est seul , ni chérir puisqu’il est, envers eux tous, inhumain et cruel. Telle est pourtant la faiblesse des hommes ! Contraints à l’obéissance, obligés de temporiser, divisés entre eux, ils ne peuvent pas toujours être les plus forts. Si donc une nation, enchaînée par la force des armes, est soumise au pouvoir d’un seul (comme la cité d’Athènes le fut à la domination des trente tyrans ), il ne faut pas s’étonner qu’elle serve, mais bien déplorer sa servitude, ou plutôt ne s’en étonner, ni s’en plaindre ; supporter
le malheur avec résignation et se réserver pour une meilleure occasion à venir.


[...]

Or ce tyran seul, il n’est pas besoin de le combattre, ni de l’abattre. Il est défait de lui-même, pourvu que le pays ne consente point à sa servitude. Il ne s’agit pas de lui ôter quelque chose, mais de ne rien lui donner. Pas besoin que le pays se mette en peine de faire rien pour soi, pourvu qu’il ne fasse rien contre soi. Ce sont donc les peuples eux-mêmes qui se laissent, ou plutôt qui se font malmener, puisqu’ils en seraient quittes en cessant de servir. C’est le peuple qui s’asservit et qui se coupe la gorge ; qui, pouvant choisir d’être soumis ou d’être libre, repousse la liberté et prend le joug ; qui consent à son mal, ou plutôt qui le recherche... S’il lui coûtait quelque chose pour recouvrer sa liberté, je ne l’en presserais pas ; même si ce qu’il doit avoir le plus à coeur est de rentrer dans ses droits naturels et, pour ainsi dire, de bête redevenir homme. Mais je n’attends même pas de lui une si grande hardiesse ; j’admets qu’il aime mieux je ne sais quelle assurance de vivre misérablement qu’un espoir douteux de vivre comme il l’entend. Mais quoi ! Si pour avoir la liberté il suffit de la désirer, s’il n’est besoin que d’un simple vouloir, se trouvera-t-il une nation au monde qui croie la payer trop cher en l’acquérant par un simple souhait ? Et qui regretterait sa volonté de recouvrer un bien qu’on devrait racheter au prix du sang, et dont la perte rend à tout homme d’honneur la vie amère et la mort bienfaisante ?

[...]

Pauvres gens misérables, peuples insensés, nations opiniâtres à votre mal et aveugles à votre bien ! Vous vous laissez enlever sous vos yeux le plus beau et le plus clair de votre revenu, vous laissez piller vos champs, voler et dépouiller vos maisons des vieux meubles de vos ancêtres ! Vous vivez de telle sorte que rien n’est plus à vous. Il semble que vous regarderiez désormais comme un grand bonheur qu’on vous laissât seulement la moitié de vos biens, de vos familles, de vos vies. Et tous ces dégâts, ces malheurs, cette ruine, ne vous viennent pas des ennemis, mais certes bien de l’ennemi, de celui-là même que vous avez fait ce qu’il est, de celui pour qui vous allez si courageusement à la guerre, et pour la grandeur duquel vous ne refusez pas de vous offrir vous-mêmes à la mort. Ce maître n’a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n’a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu’il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire. D’où tire-t-il tous ces yeux qui vous épient, si ce n’est de vous ? Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s’il ne vous les emprunte ?

[...]

Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres. Je ne vous demande pas de le pousser, de l’ébranler, mais seulement de ne plus le soutenir, et vous le verrez, tel un grand colosse dont on a brisé la base, fondre sous son poids et se rompre.

[...]

Disons donc que, si toutes choses deviennent naturelles à l’homme lorsqu’il s’y habitue, seul reste dans sa nature celui qui ne désire que le s choses simples et non altérées. Ainsi la première raison de la servitude volontaire, c’est l’habitude. Voilà ce qui arrive aux plus braves chevaux qui d’abord mordent leur frein, et après s’en jouent, qui, regimbant naguère sous la selle, se résentent maintenant d’eux-mêmes sous le harnais et, tout fiers, se rengorgent sous l’armure.

[...]

 

in Discours de la servitude volontaire*,
Etienne de La Boétie

 

” On propose deux choses aux classes populaires : mourir ou mourir.“

Edouard Louis


” L'esclave qui aime sa vie d'esclave a-t-il une vie d'esclave ? “

Louis Scutenaire



” Dans la politique française, cet absent est la figure du roi,
dont je pense fondamentalement que le peuple français
n'a pas voulu la mort. “

Emmanuel Macron


” L'intelligence chez l'esclave est source de tourments. “

Vladimir Støck


” Les puissants sont souvent des ratés du bonheur ;
cela explique qu’ils ne sont pas tendres.“

Albert Camus




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