tant qu'il y aura des humain-e-s...

etc (et ta chemise)

15:42, 16/04/2018, .. Lien
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15:37, 16/04/2018, .. Lien
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15:30, 16/04/2018, .. Lien
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ET MOI?

 

ET TOI?

 

ET NOUS...




serge pey

13:57, 13/04/2018, .. Lien
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"La mort

ce courage de dire l'autre mot

celui qu'attend l'étoile pour arrêter de saigner"

Marcher est une manière de creuser un trou

Le poème n'est pas un jeu de langage mais quelque lieu où contacter l'étoile

Tout poème est chamanique ou n'est pas poème

Etre poète c'est être traversé par la Grande écriture

Celle d'un fantome en nous

QUe nous ne connaissons pas encore

C'est la capture d'une invisible

Une résurrection permanente

Une libération plutot qu'une liberté

Le poème est la porte pour naitre quelque chose

Pour cesser de vivre de cadavres

 

 

 

 




ce qui me meut (l'été en marche)

13:07, 12/04/2018, .. Lien
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” Au milieu de l’hiver, j’apprenais enfin qu’il y avait en moi un été invincible.”

” La rivière et le fleuve passent, la mer passe et demeure.
C'est ainsi qu'il faudrait aimer, fidèle et fugitif.
J'épouse la mer. ”

Albert Camus


” Être assis sur une pierre, sur la rive, et écouter l'eau.
Faire partie de ce rien particulier, c'est ce qui est,
pour moi, l'action. Faire partie de ce silence,
ne pas m'en mêler.”

Làszlo Krasznahorkai

J'écoutais en moi un bruit presque oublié, comme si mon cœur, arrêté depuis longtemps, se remettait doucement à battre. Et maintenant, éveillé, je reconnaissais un à un les bruits imperceptibles dont était fait le silence : la basse continue des oiseaux, les soupirs légers et brefs de la mer au pied des rochers, la vibration des arbres, le chant aveugle des colonnes, les froissements des absinthes, les lézards furtifs. J'entendais cela, j'écoutais aussi les flots heureux qui montaient en moi. Il me semblait que j'étais enfin revenu au port, pour un instant au moins, et que cet instant désormais n'en finirait plus. Mais peu après le soleil monta visiblement d'un degré dans le ciel. Un merle préluda brièvement et aussitôt, de toutes parts, des chants d'oiseaux explosèrent avec une force, une jubilation, une joyeuse discordance, un ravissement infini. La journée se remit en marche. Elle devait me porter jusqu'au soir.
À midi, sur les pentes à demi sableuses et couvertes d’héliotropes comme d’une écume qu’auraient laissée en se retirant les vagues furieuses des derniers jours, je regardais la mer qui, à cette heure, se soulevait à peine d’un mouvement épuisé et je rassasiais les deux soifs qu’on ne peut tromper longtemps sans que l’être se dessèche, je veux dire aimer et admirer. Car il y a seulement de la malchance à n’être pas aimé : il y a du malheur à ne point aimer. Nous tous, aujourd’hui, mourons de ce malheur. C’est que le sang, les haines décharnent le cœur lui-même ; la longue revendication de la justice épuise l’amour qui pourtant lui a donné naissance. Dans la clameur où nous vivons, l’amour est impossible et la justice ne suffit pas. C’est pourquoi l’Europe hait le jour et ne sait qu’opposer l’injustice à elle-même. Mais pour empêcher que la justice se racornisse, beau fruit orange qui ne contient qu’une pulpe amère et sèche, je redécouvrais à Tipasa qu’il fallait garder intactes en soi une fraîcheur, une source de joie, aimer le jour qui échappe à l’injustice, et retourner au combat avec cette lumière conquise. Je retrouvais ici l’ancienne beauté, un ciel jeune, et je mesurais ma chance, comprenant enfin que dans les pires années de notre folie le souvenir de ce ciel ne m’avait jamais quitté. C’était lui qui pour finir m’avait empêché de désespérer. J’avais toujours su que les ruines de Tipasa étaient plus jeunes que nos chantiers ou nos décombres. Le monde y recommençait tous les jours dans une lumière toujours neuve. O lumière ! c’est le cri de tous les personnages placés, dans le drame antique, devant leur destin. Ce recours dernier était aussi le nôtre et je le savais maintenant. Au milieu de l’hiver, j’apprenais enfin qu’il y avait en moi un été invincible.

 

L'Été, Albert Camus




12:16, 9/04/2018, .. Lien
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vivre de l'interieur (merci marie pierre)

12:13, 9/04/2018, .. Lien
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Quand j’ai déménagé à Montréal, il y a maintenant un peu plus de quatre ans, j’ai visité deux unités à vendre dans le même immeuble. Elles avaient toutes deux de grandes fenêtres encadrées de bois, un cachet chaleureux, et plus ou moins la même superficie. La différence la plus notable était la vue.

L’une était située à l’avant de l’immeuble et offrait une vue panoramique sur une partie de la ville et sur le mont Royal, la montagne semi-sauvage adorée de tous. Une vue assez rare et prestigieuse. L’autre était située à l’arrière de l’immeuble, deux étages plus bas, et donnait sur une rue beaucoup plus calme, ainsi que quelques arbres matures. Comme des dizaines de milliers de logements à Montréal – rien de spécial.

Je savais que je voulais vivre dans cet immeuble, et donc que j’allais choisir l’une de ces unités. Mais laquelle?

La logique me disait d’opter pour la première, bien sûr. Moi qui aime tout optimiser, et tirer le maximum de chaque chose, pourquoi aurais-je choisi quelque chose de commun quand je pouvais avoir (pour à peu près le même prix) une perle rare?

Sauf que… Eh bien, j’ai remarqué que quand j’étais dans l’unité avec la Vue-avec-v-majuscule, je me sentais éparpillée. Autant les vues panoramiques sont inspirantes, autant c’est la dernière chose dont j’ai besoin. Mon «problème» est que je vois justement toujours trop loin, et j’ai donc plutôt besoin de m’enraciner, de me ramener au concret. Et au contraire, quand j’étais dans l’autre unité, je me sentais enveloppée par les arbres devant les fenêtres et le calme de la rue bien ordinaire.

Donc dans un cas, j’avais une vue splendide. Dans l’autre, j’étais dans un état splendide.

Évidemment, j’ai choisi la dernière unité. Oh, je dis «évidemment»… Mais combien de fois, au cours de ma vie, mes yeux ont-ils gagné sur mon senti? Combien de fois me suis-je basée sur des concepts, des images mentales, plutôt que sur la simplicité de ce qui me fait du bien? Combien de fois ai-je cherché des cadres idylliques alors que ça ne changeait finalement rien – et même, que ça avait un effet plutôt contraire à celui désiré?

(Oh, et combien de vêtements ai-je achetés parce qu’ils me faisaient comme un gant, même si je ne me sentais pas tout à fait à mon aise dedans?)

Ce qui allège et illumine notre cœur est souvent si différent de ce qu’on croit. Et parfois, tellement plus simple.

C’est donc ce que je vous invite à explorer cette semaine, si cela vous dit. Plutôt que d’aller automatiquement vers ce que vous croyez désirer, faites une pause et prenez conscience de votre état, juste pour voir ce qui est vrai et important pour vous à ce moment. Oui, voyez comment ce serait si vous mettiez ce qui vous habite en priorité sur tous les concepts, toutes les images et toutes les idées, avec la douce détermination d’avoir non pas une vue parfaite ou une vie parfaite, mais un beau cocon douillet, à l’intérieur de vous, où il fait si bon se ressourcer




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